Mes streams ne rapportent rien — par quoi je commence ?
En bref : Le vrai capital, c'est le lien qu'on possède. Cinq cents adresses valent plus que des dizaines de milliers d'écoutes.
Ne plus dépendre des plateformes
Le streaming n'est pas une arnaque. C'est juste un métier différent du tien : le sien consiste à garder les gens sur son application, pas à te faire vivre.
Tant qu'on attend d'une plateforme qu'elle règle un problème qu'elle n'a pas, on tourne en rond.
La fausse ligne d'arrivée
La grande majorité des titres mis en ligne ne dépassent jamais mille écoutes. Le problème, c'est que la plateforme te présente un compteur d'écoutes comme si c'était un but — alors que ce chiffre ne dit ni combien de gens t'aiment, ni combien viendraient te voir.
Un compteur qui monte n'est pas un public. C'est un compteur qui monte.
Par quoi on commence, concrètement
On ne quitte pas les plateformes : on arrête d'en dépendre. Trois étages, dans cet ordre :
- Le contact. Tout ce que tu publies mène quelque part où quelqu'un peut laisser son adresse. Un seul endroit, toujours le même.
- La confiance. Tu écris à ces gens sans rien vendre, régulièrement, pendant des mois. Tu donnes de la musique gratuitement : c'est ce qui crée la relation.
- L'échange. Un jour tu proposes quelque chose : une place, un objet, un abonnement. Et là, ceux qui te suivent depuis six mois répondent.
L'ordre de grandeur
Quelques centaines d'adresses bien construites peuvent rapporter, sur une sortie, ce que des dizaines de milliers d'écoutes ne rapporteront jamais. C'est une question de qui a le droit de te parler directement.