Pourquoi j'ai l'impression d'être le seul à galérer ?
En bref : Cinq problèmes reviennent chez presque tous : la solitude, les pubs qui ne rapportent rien, l'impression que tout dépend des autres, la course aux tendances, et des objectifs flous.
Ce que disent cent artistes indépendants
Quand on interroge des artistes indépendants un par un, la même chose revient toujours en premier.
C'est la solitude.
Cinq choses qui reviennent chez presque tous
- Être seul à décider, sans personne pour dire si c'est bien ou si c'est une erreur.
- Payer pour toucher des gens qui te suivent déjà — et sentir que quelque chose cloche sans savoir quoi.
- Croire que tout dépend des autres : du label, du programmateur, de la chance.
- Courir après ce qui marche en ce moment, et ne plus reconnaître ce qu'on fait.
- Ne pas savoir vers quoi on va. « Percer » n'est pas un objectif.
Ce sont des problèmes de tête bien plus que de circonstances. C'est une bonne nouvelle : ceux-là se travaillent.
Ce qui change vraiment
Les artistes qui s'en sortent sont ceux qui ont arrêté d'être seuls : quelqu'un à qui montrer un mail avant de l'envoyer, quelqu'un qui dit « ça, c'est mieux que ce que tu faisais avant », quelqu'un qui a vécu le même refus le mois dernier.
Un objectif, pas un rêve
Remplace « je veux vivre de ma musique » par quelque chose qui se vérifie : huit dates l'année prochaine, trois cents adresses d'ici juin, de quoi financer le prochain enregistrement.
Un rêve ne se mesure pas, donc il ne se rapproche jamais. Un objectif, si.